Le défi de l’eau accentue les inégalités femmes-hommes

Ce dimanche, le 22 mars, sera la Journée mondiale de l’eau. À travers le monde, les femmes et les filles consacrent près de 250 millions d’heures, chaque jour, à la collecte de l’eau, selon une estimation établie par les Nations unies.
Un temps précieux qui, s’il était réduit, pourrait libérer les femmes pour d’autres activités, à commencer par l’éducation.
Au Cameroun, cette réalité reste bien présente, notamment dans plusieurs zones rurales, où l’accès à l’eau potable demeure limité.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, qui met en lumière la question du genre, nous nous intéressons donc à ces femmes, dont le quotidien repose encore sur la corvée d’eau, un travail essentiel qui passe souvent inaperçu.
« C’est notre quotidien »
Le jour n’est pas encore levé à Eyibodo, un village situé dans la région du Centre, au Cameroun.
Sur un sentier encore plongé dans la pénombre, des silhouettes avancent en silence. Parmi elles, Marie Obélé, mère de quatre enfants.
Une casserole d’eau posée sur la tête, elle revient déjà de la rivière. Peu à peu, d’autres femmes apparaissent. Certaines sont accompagnées de leurs enfants.
« C’est notre quotidien, explique Marie. Avant d’aller au champ, il faut laisser de l’eau à la maison. Si je pars tard, la rivière devient sale… Après, je m’occupe des enfants et du champ ».















