Bamako : 46 Guinéens victimes d’escroquerie et de séquestration libérés par la police malienne

La Brigade malienne de répression du grand banditisme et des crimes organisés a annoncé la libération de 46 ressortissants guinéens victimes d’un réseau d’escroquerie et de séquestration à Bamako. Après leur prise en charge, les victimes ont été remises à leurs proches.
Selon les premières informations, près de 90 % des personnes secourues sont originaires de Timbo, dans la préfecture de Mamou. Elles auraient été attirées au Mali par de fausses promesses de voyage ou d’emploi avant d’être retenues contre leur gré dans plusieurs foyers clandestins.
Les opérations menées par les forces de sécurité maliennes ont permis de localiser plusieurs sites situés dans les communes V et VI du district de Bamako, notamment dans les quartiers de Niamana, Yirimadjo, Kalabankoro-Niamakurani, Faladié, Garantibougou et Kabala, où les victimes étaient séquestrées.
Dans le cadre de cette affaire, une trentaine de personnes ont été interpellées. Elles font l’objet de poursuites pour faux et usage de faux, escroquerie, abus de confiance et association de malfaiteurs. Une enquête judiciaire est en cours afin de faire toute la lumière sur ce réseau criminel.
Malgré cette importante opération, des responsables de la communauté guinéenne au Mali affirment que plus d’une centaine de migrants seraient encore retenus dans des lieux clandestins à Bamako. Ils appellent les autorités maliennes à poursuivre les recherches afin de retrouver les autres victimes et de démanteler l’ensemble du réseau.
Cette affaire met une nouvelle fois en évidence les dangers auxquels sont exposés de nombreux jeunes candidats à la migration, souvent victimes de réseaux criminels qui exploitent leur vulnérabilité et leurs aspirations à un avenir meilleur.















