Kindia : le ministre Moussa Moïse Sylla pose la première pierre du futur musée régional et du centre culturel.
Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, accompagné de plusieurs membres de son département, des autorités locales, des acteurs culturels ainsi que de nombreux citoyens, a procédé ce lundi 10 août 2026 à la pose de la première pierre du musée régional et du centre culturel de la région de Kindia, à Sabouyah, dans le district de Foulaya, relevant de la sous-préfecture de Friguiagbé, préfecture de Kindia.
Dans son discours, le ministre de la Culture a indiqué que cet acte symbolique marque une nouvelle étape dans la vision du gouvernement, qui fait de la culture, du tourisme et de l’artisanat des secteurs stratégiques pour le développement économique, la cohésion sociale et le rayonnement international de la Guinée.
<< Ce musée a pour ambition de devenir un sanctuaire de mémoire, un espace scientifique et pédagogique de conservation et de valorisation de nos richesses. Quant au centre culturel régional, il constituera un véritable laboratoire de créativité, offrant aux artistes, artisans et jeunes créateurs un cadre professionnel pour développer leurs talents et contribuer à l’émergence d’une économie culturelle dynamique. Le futur centre, avec une capacité d’accueil d’au moins 1 000 places, sera un véritable incubateur pour l’écosystème culturel de la région et un levier pour l’éclosion et la dynamisation du riche patrimoine culturel immatériel de la région de Kindia. >> a-t-il souligné
Évoquant les réformes engagées par son département, Moussa Moïse Sylla a annoncé la mise en œuvre de plusieurs projets d’investissement, notamment dans le domaine de la culture.
<< En termes de réformes, nous avons, au niveau de nos projets, plus de 30 projets, 33 en tout, d’investissements énormes. Et parmi ces réformes liées au domaine de la culture, nous avons pour mission de faire en sorte que le Guinéen se réapproprie son propre récit national historique. Que nous fassions de telle sorte que chaque Guinéen puisse s’abreuver de sa propre histoire et en être fier. Et que ce soit le Guinéen qui raconte sa propre histoire. >> a-t-il fait savoir.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de recenser, documenter et numériser le patrimoine culturel guinéen afin de mieux le préserver et le transmettre aux générations futures.
<<Parce que si nous ne le faisons pas, et si nous ne la connaissons pas bien, notre histoire sera racontée par d’autres, qui ne sont pas d’ici, et qui la façonneront à leur manière. Et c’est pourquoi il nous a été demandé de faire de telle sorte qu’il y ait un vaste programme national de recensement, de documentation et de numérisation du patrimoine culturel. >> a-t-il insisté
S’adressant particulièrement à la jeunesse et aux populations de Kindia, Moussa Moïse Sylla les a invités à préserver leurs traditions et leurs coutumes.

<< À vous, jeunesse, population de Kindia, restez jalousement attachés à vos traditions, à vos coutumes. Le monde d’aujourd’hui est à la recherche de ce qui est authentique. Soyez attachés à vos racines. La richesse se trouve là. Et vous l’avez vu déjà avec le Kania Soli : combien de touristes se déplacent chaque année pour venir. Imaginez si nous valorisons l’ensemble.>> a-t-il lancé
À noter que, selon l’entreprise chargée de l’exécution du projet, le musée régional sera construit sur une superficie de 9 800 m². Il s’agira d’un bâtiment de type R+2 comprenant notamment des amphithéâtres, des logements, des bureaux, des espaces aménagés, des galeries marchandes et des galeries d’exposition. Le site comprendra également des espaces de restauration ainsi que des installations destinées à la formation du personnel et à l’apprentissage autour de la culture et du patrimoine de Kindia.

Quant au centre culturel, il sera construit sur une superficie de 1 100 m². Cet édifice de type R+1 comprendra deux salles de spectacle : une salle au rez-de-chaussée d’une capacité de 500 places et une autre à l’étage pouvant accueillir jusqu’à 1 200 personnes. La réalisation des deux infrastructures est prévue sur une durée de 36 mois, soit trois ans.
Par Mohamed Camara pour Lerenifleur224.com




