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Au Mali, le FLA veut poursuivre son avancée dans le nord

Après Kidal, ville clef et symbolique reprise dimanche, le Front de libération de l’Azawad souhaite prendre d’autres localités comme Gao, Tombouctou ou encore Ménaka.

Ce jeudi (30.04.26) au Mali a été marqué par un hommage national et sous haute sécurité rendu à Bamako, au ministre de la Défense, Sadio Camara, tué samedi dernier à Kati, dans le cadre d’attaques coordonnées contre le régime militaire. 

Ces attaques sont le fruit d’une alliance entre les djihadistes du JNIM, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, et des rebelles du Front de libération de l’Azawad, le FLA. Ces derniers ont annoncé, mercredi, qu’ils entendaient poursuivre leurs conquêtes dans le nord : après Kidal, ville clef reprise dimanche, ils visent désormais Gao, Tombouctou ou encore Ménaka. 

Des revendications territoriales anciennes

Fondée en 2024, à la suite de la dissolution du Cadre stratégique permanent qui regroupait des mouvements politiques et militaires du nord du Mali, le FLA revendique la libération totale de l’Azawad, vaste territoire situé donc dans le nord du Mali.

En 2012, des indépendantistes touaregs avaient déjà pris le contrôle de certaines grandes villes du nord – dont Kidal – mais il  semblerait qu’aujourd’hui, les revendications du FLA aillent au-delà. C’est ce qu’explique Georg Klute, professeur émérite d’anthropologie en Allemagne : 

« Avant, ils cherchaient plutôt une meilleure intégration combinée à une certaine autonomie ou un statut particulier. Aujourd’hui, ils exigent plutôt d’être d’une manière ou d’une autre séparés du reste du Mali. L’élément décisif de cette stratégie, c’est cette alliance avec les djihadistes. Mais aussi d’un point de vue des technologies militaires, je crois qu’ils sont d’égal à égal. Ajouté à cela, la motivation de défendre leur terre comme ils disent. C’est ça qui fait que leur combativité est supérieure, en tout cas au nord. »

L’armée malienne en difficulté

Supérieure à celle d’une armée malienne qui doit faire face à des attaques de plus en plus élaborées et à des dissensions internes sur la stratégie à adopter, notamment vis-à-vis du partenariat avec la Russie. Mais aussi, à la base, avec des soldats très sollicités sur le terrain, mais sous-payés et qui sont de plus en plus critiques de la gestion des opérations. 

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