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Musique

Jah Max Mara et « Ninja » : Le récit du premier album reggae de Guinée

Ce dimanche 16 août 2026, la musique guinéenne célèbre une étape majeure de son histoire. Il y a tout juste 29 ans, le 16 août 1997, Jah Max Mara dévoilait « Ninja », une œuvre pionnière qui posait officiellement la première pierre du reggae en Guinée.

Rien ne s’est fait du jour au lendemain. Il aura fallu neuf années de gestation à Jah Max Mara pour concrétiser ce projet ambitieux. Après de premiers essais chez Mic Paraya Baldé pour la pré-maquette, c’est finalement au studio BBC de Belle Vue dirigé à l’époque par le regretté Alhassane Bangoura que l’album voit le jour. L’enregistrement se fait en live avec le soutien du groupe sierra-léonais The Musical Flams, dans ce qui était alors l’un des deux seuls studios opérationnels du pays avec celui de la RTG Boulbinet.

 

 

Autoproduit à sa sortie en 1997, cet opus de 10 titres au son brut et authentique a pu voir le jour grâce à un effort collectif : distribué par DD United, il est ensuite dupliqué sur cassettes et CD par Gris-Gris Production, la structure de Rougui Baldé.

À l’époque où le genre émergeait à peine sur la scène nationale, Jah Max Mara évoluait aux côtés d’autres précurseurs comme Cheick Sabary, Vikky Bonde ou Rasta Cultivateur, traçant la voie pour la génération suivante incarnée par Alpha Wess et Dady Cool. Pourtant, l’artiste n’avait pas immédiatement conscience de la portée historique de son geste :

« Je ne savais même pas que j’étais le premier à sortir un album de reggae en Guinée. C’est en écoutant les médias après la sortie que je l’ai compris. Jeannot Williams le répétait dans Solo Mondial, tout comme le regretté ABD. C’est Jeannot Williams qui a fini par confirmer officiellement qu’il s’agissait du tout premier album du genre dans le pays. » A rappeler l’artiste chez nos confrères de Taboulé.com

« Cela m’a rempli de fierté, car mon nom est gravé à jamais dans l’histoire culturelle de notre nation. Pour aller jusqu’à l’infini, il faut bien commencer par le chiffre un. »

À seulement un an du cap symbolique des 30 ans, le souffle de « Ninja » reste intact. Si le reggae guinéen s’est métamorphosé et enrichi de dizaines de nouvelles voix au fil des décennies, le coup d’essai de Jah Max Mara demeure le fondement incontournable sans lequel la scène actuelle n’aurait pas le même visage.

 

Lerenifleur224.com

 

 

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