Journée africaine de l’enregistrement de l’état civil : la Guinée réaffirme son engagement pour une identité juridique accessible à tous
À l’occasion de la célébration de la Journée africaine de l’enregistrement de l’état civil, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, a réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes à renforcer le système d’état civil et à rapprocher davantage l’administration des citoyens.
Dans une déclaration prononcée à cette occasion, la ministre a placé la question de l’état civil au cœur de la refondation de l’État et du développement des collectivités. Elle a notamment insisté sur la nécessité de garantir à chaque citoyen une existence juridique pleine et entière, ainsi qu’un accès équitable aux services publics.
« En cette occasion solennelle, je réaffirme l’engagement ferme de la République de Guinée à rapprocher l’administration de ses administrés, à consolider l’autonomie opérationnelle des collectivités décentralisées et à bâtir des territoires résilients, inclusifs et prospères », a déclaré Djenabou Touré.
Pour la ministre, l’ambition des autorités est de construire une Guinée dans laquelle chaque citoyen est reconnu juridiquement, entendu et servi dans la dignité. Cette vision concerne également les collectivités locales, y compris celles situées dans les zones les plus enclavées du pays, appelées à jouer un rôle accru dans le développement socio-économique.
Djenabou Touré a également rappelé que cette dynamique s’inscrit dans le processus de refondation de l’État engagé par les autorités nationales sous le leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya.
Selon elle, cette démarche repose sur plusieurs axes majeurs, notamment une décentralisation et une déconcentration plus efficaces de la décision publique, ainsi qu’une meilleure gouvernance des affaires publiques locales.
La ministre a également mis en avant la nécessité de renforcer la démocratie participative à la base et d’améliorer la gestion des collectivités afin de favoriser un développement territorial plus équilibré.
La modernisation du système d’état civil constitue l’un des principaux volets de cette politique. Le gouvernement entend procéder à une refonte globale du cadre juridique et institutionnel de l’état civil, avec notamment le déploiement d’un Registre National de l’État Civil modernisé, associé à l’attribution d’un Numéro Personnel d’Identification (NPI) unique à chaque citoyen.
Cette réforme vise également à renforcer la sécurité et la fiabilité des documents administratifs. L’objectif affiché est de garantir des actes d’état civil sécurisés, infalsifiables et accessibles à l’ensemble de la population.
Pour la ministre, ces différentes mesures doivent permettre de consolider la reconnaissance juridique des citoyens et de faciliter leur accès aux services essentiels de l’État.
« L’ensemble de ces actions reflète la volonté ferme des autorités nationales de garantir à chaque citoyen une reconnaissance juridique, une existence administrative et un accès équitable aux services publics », a-t-elle souligné.
La célébration de la Journée africaine de l’enregistrement de l’état civil offre ainsi à la Guinée l’occasion de rappeler l’importance stratégique de l’état civil dans la construction d’un État moderne et inclusif. Au-delà de la simple délivrance des actes administratifs, l’enregistrement des naissances, des décès et des autres événements de la vie constitue un instrument essentiel de reconnaissance juridique, de planification publique et d’accès aux droits.
En réaffirmant sa volonté de moderniser l’état civil et de rapprocher l’administration des populations, la Guinée entend faire de l’identité juridique un droit effectivement accessible à tous, jusque dans les zones les plus éloignées du pays. Une ambition qui s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de construire une administration plus efficace, des collectivités plus autonomes et des territoires capables de porter durablement le développement national.
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