« On me maudissait à la grande mosquée de Conakry parce que je me battais pour les femmes » – Morissanda Kouyaté

Ce jeudi, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, est revenu sur l’un des choix les plus personnels et marquants de sa vie : l’expatriation de sa famille aux États-Unis il y a plus de trente ans.
Dans une déclaration empreinte de gravité, il a expliqué le contexte difficile qui l’a poussé à cette décision : « On me maudissait à la grande mosquée de Conakry parce que je me battais pour les femmes. Ma lutte dérangeait les dirigeants d’alors ».
Le ministre a précisé que cette démarche n’était pas un privilège pour sa famille, mais une nécessité pour leur protection face aux pressions et menaces liées à son engagement militant. « Je les ai placées là-bas parce que c’est moi qui lutte, pas elles », a-t-il insisté, assumant pleinement la responsabilité de son action.
Cette déclaration vise également à clarifier les critiques et spéculations sur la présence de sa famille à l’étranger. Selon Morissanda Kouyaté, son choix n’était ni un reniement ni un privilège, mais une réponse aux circonstances hostiles auxquelles il faisait face dans son combat pour les droits des femmes et des populations vulnérables.
À travers cette sortie médiatique, le ministre réaffirme la constance de son engagement et le prix personnel qu’il a dû payer pour défendre ses convictions, rappelant que le courage et la persévérance restent au cœur de toute action publique.















