Guinée-Bissau : le PAIGC sommé de déplacer son siège à l’approche des élections
Un nouveau bras de fer oppose le pouvoir militaire au Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), à l’approche des élections générales prévues le 6 décembre 2026.
Le Haut Commandement militaire a décidé d’interdire aux partis politiques d’installer leur siège à moins de 500 mètres d’une institution souveraine, d’un hôpital, d’une représentation diplomatique ou d’une installation militaire ou paramilitaire.
Les formations concernées disposent de sept jours ouvrables pour se conformer à cette mesure.
À Bissau, cette décision concerne notamment le PAIGC et le MADEM-G15, dont les sièges se trouvent à proximité du palais présidentiel.
Le siège historique du PAIGC, situé face au palais présidentiel, est déjà fermé depuis le coup d’État du 26 novembre 2025, sur décision du Haut Commandement militaire.
Les autorités expliquent que la nouvelle mesure vise à préserver « le climat de paix et de sécurité », en s’appuyant sur la loi-cadre sur les partis politiques adoptée en février 2026.
Le PAIGC rejette cette décision. Sa commission permanente la qualifie d’« absolument illégale » et conteste la compétence du Haut Commandement militaire pour ordonner le déplacement d’un parti politique.
À l’approche des élections, le parti estime que cette mesure complique davantage ses activités politiques.