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Le féminisme ne doit pas enlever la féminité aux femmes (Par Fatou Baldé Yansané)

Aujourd’hui, le mot féminisme est parfois galvaudé, déformé ou utilisé pour faire passer des comportements qui n’ont rien à voir avec la défense des droits des femmes.
Le féminisme, dans son approche institutionnelle, repose d’abord sur des droits, des conventions et des engagements internationaux qui reconnaissent aux femmes le droit de dénoncer les discriminations, les violences, les inégalités et les situations de vulnérabilité.
Parmi les principaux instruments, on peut citer :
Il a été adopté par l’Union africaine, lors de la 2ᵉ session ordinaire de l’Assemblée de l’Union, à Maputo (Mozambique), le 11 juillet 2003. instrument africain majeur consacré aux droits des femmes, à l’égalité, à la protection contre les violences et à leur participation à la vie politique et sociale ;
Pour moi, défendre les femmes nécessite donc de connaître les textes et les mécanismes qui fondent cette défense.
J’ai moi-même consacré des années à ma formation auprès du PNUD, du système des Nations Unies et d’autres institutions spécialisées. Cette formation m’a permis de comprendre que le féminisme institutionnel ne se résume ni à des slogans ni à une opposition entre les femmes et les hommes.
Être féministe, ce n’est pas détester les hommes.
Ce n’est pas les insulter.
Ce n’est pas les exclure.
Ce n’est pas mener une guerre des sexes.
C’est défendre l’égalité des droits, l’égalité des chances, l’équité et la dignité, en s’appuyant sur des principes et des instruments reconnus.
Et surtout, défendre les femmes ne signifie pas leur demander de renoncer à leur féminité.
On peut être profondément féministe, défendre les droits des femmes et rester pleinement femme.
Le véritable enjeu n’est donc pas d’opposer les femmes aux hommes, mais de construire une société où les droits, les chances et la dignité de chacun sont respectés.
Fatou Baldé Yansané



