Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
ACTUALITE

Niger : le général Tiani limoge le chef d’état major général des Armées après le coup d’État manqué de fin août

Par décrets en date de ce vendredi 11 septembre 2026, le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani a procédé à la nomination de plusieurs officiers généraux et supérieurs à de hautes fonctions au sein des Forces Armées Nigériennes (FAN).

Ainsi, le Général de brigade Mamane Sani Kiaou a été nommé Chef d’État-Major des Armées, en remplacement du Général de brigade Moussa Salaou Barmou, alors que le Général de brigade Abdourahmane Abou Zataka le remplace à l’État-Major de l’Armée de Terre.

Le Général de brigade aérienne Ismael K. Sidi Omar K. est nommé Chef d’État-Major adjoint de l’Armée de l’Air et le Colonel-major Ibrahim Abderrazak Ben est désormais l’Adjoint du Chef d’État-Major de l’Armée de Terre.

Un limogeage qui suit une mutinerie contre Tiani

Ce changement de commandement intervient moins de deux semaines après les événements du 28 au 29 août, lorsque des militaires dissidents s’étaient emparés de la base aérienne 101, jouxtant l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, avant de viser également le palais présidentiel et le siège de la télévision nationale. La garde présidentielle avait repris le contrôle du site après une journée entière d’affrontements, avec l’appui du groupe paramilitaire russe Africa Corps.

Selon des sources sécuritaires citées par plusieurs médias régionaux, les militaires mutins provenaient de garnisons de l’intérieur du pays, notamment d’Ouallam, Tera et Dosso. L’Alliance des États du Sahel avait dénoncé une « entreprise de déstabilisation » qu’elle a jugée « contenue et mise en échec ». Une vague d’arrestations de militaires et de personnalités politiques, dont un ancien ministre de la Défense, s’est poursuivie dans les jours suivants.

Des tensions internes déjà signalées avant la mutinerie

Le limogeage de Barmou fait écho à des signes de fracture déjà documentés au sein des forces armées nigériennes avant la mutinerie d’août. Un rapport publié par DefenceWeb évoque une confrontation directe survenue en 2025 entre un officier subalterne et le général Barmou, alors interpellé sur la conduite des opérations contre les groupes armés et sur les moyens alloués aux troupes déployées sur le terrain. La même année, des soldats stationnés à la garnison de Termit s’étaient mutinés pour dénoncer des conditions de vie dégradées et un manque de soutien logistique depuis la capitale, allant jusqu’à retenir des officiers venus négocier.

Cette mutinerie de fin août constitue la première fracture armée interne depuis l’arrivée au pouvoir de Tiani en juillet 2023, après trois ans marqués par la lutte contre les groupes djihadistes actifs dans la zone des trois frontières, entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Bouton retour en haut de la page