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Service de moto-taxi sous la pluie : « En dépit des intempéries, nous n’avons d’autre choix que de sortir, car cela constitue notre source de revenus »

La saison des pluies à Conakry modifie le quotidien des conducteurs de taxi-moto. En raison de routes glissantes, d’une diminution de la clientèle, de pannes fréquentes et de revenus instables, ces conducteurs se trouvent confrontés à des obstacles supplémentaires pour poursuivre leur activité, qui constitue souvent leur source principale de revenus. 

Sous un ciel fréquemment sombre, les motos poursuivent leur circulation dans les rues de la ville. Malgré les fortes pluies, les conducteurs de taxi-moto restent présents pour transporter les passagers désireux de se déplacer. Toutefois, cette période n’est pas facile pour eux. Les routes deviennent plus dangereuses, certaines zones sont difficiles à parcourir et les conditions de travail se dégradent. « Pendant cette période pluvieuse, ce n’est vraiment pas simple. Si tu ne sors pas pour bosser, tu ne gagnes rien », confie un conducteur rencontré à son emplacement. 

Pour lui, ne pas travailler lors des jours de pluie signifie renoncer à une quantité importante de ses revenus. « Même lorsque la pluie tombe, nous devons sortir, car nous dépendons de cette activité. Si nous restons chez nous, personne ne viendra nous donner de l’argent », précise-t-il. 

Une clientèle réduite

Au-delà des difficultés liées aux routes, les chauffeurs notent également une diminution du nombre de passagers lors des averses. D’après ce conducteur, certains clients préfèrent rester chez eux quand les conditions climatiques sont mauvaises. « Nos gains diminuent par rapport à la saison sèche, car beaucoup de clients ne sortent pas lorsqu’il pleut abondamment. Cela a un impact direct sur nos revenus », explique-t-il. Cette baisse du nombre de clients pousse certains chauffeurs à prolonger leurs heures de travail pour tenter de compenser les pertes. 

Des motos plus sujettes aux pannes

La saison des pluies occasionne aussi des frais supplémentaires pour l’entretien des motos. L’eau, l’humidité et l’état parfois dégradé des routes accélèrent l’usure de certaines pièces. « Tu peux acheter une bougie aujourd’hui, l’installer sur la moto et quelques mètres plus loin, elle peut déjà être abîmée », raconte-t-il. Ces pannes représentent un fardeau considérable pour des conducteurs dont les revenus quotidiens restent souvent limités. 

Des dangers accrus sur les routes

Durant la période pluvieuse, la prudence devient primordiale pour les conducteurs de taxi-moto. Les routes mouillées rendent la conduite plus difficile et augmentent le risque d’accidents. « Lorsque la pluie tombe, tu dois ralentir pour assurer ta sécurité et celle de tes passagers, car la route devient glissante », souligne-t-il. Les chauffeurs remarquent également qu’ils doivent faire preuve de plus de vigilance face aux nids-de-poule et aux zones inondées qui peuvent surprendre les usagers. 

Une activité pratiquée par nécessité

Pour beaucoup de jeunes, le métier de chauffeur de taxi-moto est une réponse au manque d’opportunités professionnelles. Le conducteur rencontré estime qu’une partie des personnes exerçant cette profession sont des diplômés à la recherche d’un emploi. 

« En ce moment, beaucoup de conducteurs de moto-taxis sont des jeunes qui viennent tout juste d’obtenir leur diplôme. Nous demandons au gouvernement de multiplier les opportunités d’emploi et les options pour les jeunes », déclare-t-il. 

Il met toutefois l’accent sur le fait que les chauffeurs doivent respecter les normes de sécurité, comme le port obligatoire du casque et les équipements appropriés, surtout durant la saison des pluies. 

Avec des routes en mauvais état, une diminution du nombre de clients et les coûts de réparation, la saison des pluies représente un réel défi pour les moto-taxis de Conakry. Malgré ces difficultés, ils continuent de faire leurs trajets chaque jour, espérant maintenir une activité qui aide de nombreuses familles à satisfaire leurs besoins. 

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