Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
A LA UNE

Maison centrale de Coronthie : le gouvernement justifie le transfèrement des détenus par la modernisation de Conakry.

Les porte-paroles de la Présidence et du Gouvernement ont rencontré, ce mercredi 18 août 2026, les représentants des médias internationaux dans le cadre d’une rencontre de prise de contact. Plusieurs sujets d’actualité ont été abordés, notamment le transfèrement des détenus de la Maison centrale de Coronthie.

Sur cette question, le porte-parole du Gouvernement, François Bourouno, a longuement expliqué les raisons qui sous-tendent cette décision, qu’il inscrit dans le cadre de la modernisation de la capitale.

Selon lui, la fermeture et le transfèrement des détenus de la Maison centrale s’inscrivent dans une vision globale visant à transformer Conakry en une ville « moderne », plus fonctionnelle et mieux aménagée.

« C’est le sujet concernant la Maison Centrale. Dans le cadre de la modernisation de nos institutions, la modernisation de nos villes est un axe majeur », a déclaré François Bourouno.

Le porte-parole du Gouvernement rappelle que la Maison centrale de Coronthie a été construite en 1933, durant la période coloniale, pour accueillir environ 300 détenus. Mais près d’un siècle plus tard, l’évolution démographique et urbaine de Conakry a profondément changé son environnement.

Aujourd’hui située au cœur de Kaloum, à proximité des ministères, du Port autonome de Conakry, de la gare et de quartiers densément peuplés, la prison se retrouve, selon le Gouvernement, au centre d’un espace devenu stratégique pour la capitale.

François Bourouno précise toutefois qu’il n’est pas question de reconstruire une prison sur le même site.

« Il ne s’agit pas de reconstruire une prison à cet emplacement. Il n’y aura donc pas de reconstruction de prison à cet égard », a-t-il insisté.

Pour le porte-parole du Gouvernement, le transfèrement répond d’abord à des impératifs d’aménagement du territoire. Il cite notamment les travaux de rénovation urbaine engagés à Kaloum, la construction de la nouvelle cité de la Police, la délocalisation du dépôt d’hydrocarbures ainsi que la reconquête des espaces publics.

Dans cette dynamique, le maintien d’un établissement pénitentiaire construit à l’époque coloniale au cœur du centre administratif et économique de la capitale ne serait plus compatible avec la nouvelle vision urbaine.

« Il faut donc rendre cet espace à la ville, et le rendre à la ville, c’est lui redonner sa cohérence », a expliqué François Bourouno.

Le Gouvernement met également en avant la forte densité démographique de Kaloum et de Conakry. François Bourouno estime que le maintien d’un site initialement conçu pour 300 personnes, mais ayant accueilli pendant longtemps un nombre largement supérieur de détenus, constitue une pression supplémentaire pour un quartier déjà fortement congestionné.

La libération de cet espace serait ainsi, selon lui, une mesure destinée à améliorer le cadre de vie des populations riveraines.

À cela s’ajoutent les questions liées à l’hygiène, à la salubrité et à la sécurité. Le Gouvernement assure que le transfèrement ne constitue pas une décision isolée, mais qu’il s’inscrit dans un programme plus large de transformation de la capitale.

 

« La réalité de cette mesure n’est ni une décision isolée, ni une décision de circonstance, mais elle s’inscrit dans une vision d’ensemble : celle d’une capitale repensée, plus sûre, plus saine, plus digne et plus moderne », a conclu le porte-parole du Gouvernement.

 

Par Mimi Bangoura, pour Lerenifleur224.com 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page