CNT : le sit-in des travailleurs de l’administration parlementaire suspendu après une médiation syndicale.

Prévu ce mercredi devant l’hémicycle du Palais du peuple, le sit-in des travailleurs de l’administration parlementaire n’a finalement pas eu lieu. À la suite d’une intervention de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), les manifestants ont accepté de surseoir à leur mouvement, ouvrant ainsi la voie à la poursuite des négociations avec les autorités.
Dépêché sur instruction du secrétaire général de l’USTG, Aboulaye Camara, le premier secrétaire chargé de la syndicalisation, Aboubacar Kaba, a expliqué que cette décision s’inscrit dans une volonté de privilégier le dialogue social. Selon lui, la centrale syndicale a choisi de « contenir le mouvement » afin de favoriser une résolution concertée des revendications portées par la section syndicale du Parlement.
Au cœur des discussions figure l’adoption du statut particulier de l’administration parlementaire, principal point de friction.
« Heureusement, il y a eu une décrispation, car le statut a été signé tard dans la nuit d’hier », a-t-il indiqué, saluant une avancée majeure dans ce dossier.
Toutefois, plusieurs préoccupations restent en suspens. Parmi elles, la question du rattachement des travailleurs aux caisses de sécurité sociale, notamment entre la Caisse nationale de sécurité sociale et la Caisse nationale de prévoyance sociale. Les syndicalistes dénoncent une confusion administrative susceptible d’affecter les droits liés à la retraite et à l’assurance maladie.
Présent sur les lieux, Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du bloc syndical de l’administration parlementaire, a confirmé la signature d’un mémorandum d’entente avec les autorités. Ce document prévoit la poursuite des négociations sur les points restants, notamment les arrêtés d’application du statut, indispensables à l’octroi des avantages professionnels.
« Un statut sans arrêtés d’application ne peut produire d’effets concrets », a-t-il insisté, précisant que ces textes devront être adoptés dans un délai de trois mois afin de permettre aux travailleurs de bénéficier de primes, d’une meilleure couverture sociale et d’autres acquis.
Une commission mixte a été mise en place pour poursuivre les discussions. Elle devra également examiner des dossiers sensibles, dont celui relatif au fonds FUGAS, portant sur des primes de cession dues aux travailleurs parlementaires. Sur ce point, le responsable syndical prévient qu’il n’exclue pas d’autres recours si aucune avancée concrète n’est enregistrée.
En attendant, l’USTG appelle les travailleurs à maintenir le calme et à faire confiance au processus engagé.
« Nous ne sommes pas là pour créer des troubles, mais pour trouver des solutions durables à un problème de dimension nationale », a fait savoir Aboubacar Kaba.















