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« Président frileux », « manipulé » : Ousmane Sonko lance une attaque d’une rare virulence contre Diomaye Faye

Le leader du parti PASTEF, Ousmane Sonko, a tenu une sortie particulièrement virulente à l’encontre du président Bassirou Diomaye Faye, l’accusant d’être influençable, de privilégier des calculs politiques et de chercher à bâtir une nouvelle force politique en marge de leur formation.

Dans ses déclarations, Ousmane Sonko a exprimé ses inquiétudes sur la manière dont le chef de l’État exercerait le pouvoir.

« Que Dieu nous préserve d’un président frileux. C’est une catastrophe. C’est quelqu’un qui se laisse facilement manipuler. Il se laisse influencer par des hommes politiques de la dernière heure. Même l’opposition le manipule en lui faisant croire qu’il détient les forces de défense et de sécurité et qu’il a la possibilité d’obtenir un second mandat », a-t-il déclaré.

Poursuivant ses critiques, Sonko a affirmé qu’avec le recul, il estime que Bassirou Diomaye Faye préparait déjà, lorsqu’il occupait des responsabilités au sein de PASTEF, la création d’un courant politique parallèle.

« Avec le recul, je me rends compte qu’il travaillait en coulisses pour créer son parti dans le parti. C’est à cela qu’il s’employait lorsqu’il occupait le poste de secrétaire général et de coordonnateur des cadres. Une fois devenu président, il s’est cru tout permis et pensait récupérer la majorité des cadres lorsqu’il s’est séparé de moi. Malheureusement pour lui, personne ne l’a suivi », a-t-il martelé.

Le Premier ministre a également mis en cause les priorités du président de la République, estimant que ce dernier consacrerait une part importante de son temps à des considérations politiques alors que le pays est confronté à plusieurs défis économiques et sociaux.

« Quel président peut se permettre d’avoir le temps de convoquer, du matin au soir, au Palais de la République, des gens pour former un nouveau parti politique au moment où la dette est quasi impayable, où il n’y a aucun programme avec le FMI, où l’hivernage est marqué par autant d’incertitudes et où la tension est palpable dans tous les secteurs de la vie socio-économique ? », s’est interrogé Ousmane Sonko.

Cette nouvelle charge publique illustre l’ampleur des tensions qui se sont installées entre les deux principales figures du pouvoir sénégalais, sur fond de divergences politiques de plus en plus affichées.

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