Ouvert ce lundi après-midi au tribunal de première instance de Dixinn après un premier report dans la matinée, le procès de l’activiste Bella Bah bat son plein. Poursuivi pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique », le jeune activiste est visé par une plainte d’Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la grande mosquée Fayçal.
À la barre, le prévenu rejette catégoriquement les accusations portées contre lui et plaide non coupable. Bella Bah soutient n’avoir jamais ciblé personnellement le dignitaire religieux dans ses écrits
« Vous ne verrez nulle part sur ma page où j’ai expressément nommé El hadj Mamadou Saliou Camara. L’objectif de mon message n’était pas le premier imam. Je me suis adressé aux religieux de façon générale, pour interpeller ceux qui s’immiscent dans la vie politique. Leur rôle est d’agir dans le bon sens et de guider les fidèles.»
L’activiste est également revenu sur les conditions particulièrement éprouvantes de son arrestation survenue le 8 août dernier. Il affirme avoir été interpellé dans son établissement scolaire par des agents venus en véhicule pick-up, avant d’être conduit à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) pour y être auditionné tard dans la nuit, subissant par la suite deux jours de détention sans alimentation.
Le premier imam de la mosquée Fayçal avait récemment fait une déclaration publique pour accorder son pardon à l’activiste, qu’il dit considérer comme son « fils », tout en exhortant les autorités judiciaires à le libérer. Malgré cet appel à la clémence, la justice poursuit son cours.
Par Lerenifleur224.com